Que ma joie demeure

La route montait, et brusquement en haut de la côte, un grand pays prit place dans tout le tour de l’horizon. Il semblait qu’on fut en face d’une formidable escadrille de voiliers, et pourtant on tournait le dos à la mer. C’étaient des collines de pierres pures, blanches, hautes, pleines de soleil, taillées en mâts, […]
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Sol absolu

Pour ce torrent sans lit Ce chant immobile de pierres   Pour cette douleur étroite Ce chemin de nul nerf   Pour ce feu austère dont nul arbre ne brûle   Pour cette flamme jamais née Qui charrie l’obscur de ma voix   Pour ton nom muet qui enchante mes oreilles   Pour ce qui […]
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Le Clavecin des prés

Qu’y a-t-il en effet de plus banal et de plus anonyme qu’une colline ? La preuve en est qu’elles n’ont jamais de nom. Les montagnes ont des noms, les cimes, les cols, les gorges et les ravins, mais les collines, non. Il est vrai que s’il fallait, pour une raison ou pour une autre, donner un […]
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Le Désert

Alger, les terrasses. D’ici, je vois la mer, bleue et sans limites. Elle prend tout, le port, les cargos, la ville, soudain amoindrie. Derrière moi, sur l’autre terrasse, si je regarde loin, après la forêt, après les montagnes, si je ferme les yeux, je vois le désert. Je l’entends. Il n’est pas silencieux. Il est […]
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